Journal de bord

Divoc, 17 mai 2020

Nathalie, Photographe

C’est la fin de Divoc, puisqu’on peut reprendre nos activités professionnelles quasi comme avant (en ce qui me concerne, sauf les formations collectives, encore une absurdité, mais on n’en est plus à une près). Pour clôturer cette série verte, j’ai choisi une plante qui me semble être un symbole de ce que nous avons vécu. Néanmoins, c’est parce qu’elle apporte une note optimiste qu’elle termine Divoc. 

L’ortie est une plante pleine de vertus, malgré son abord rude et peu engageant !

Photographie par Nathalie

“Personne n’a envie de cueillir une ortie”

Les orties sont un genre de la famille des Urticacées qui regroupe une trentaine d’espèces de plantes herbacées à feuilles velues. On en trouve 11 en Europe dont 5 en France. En Europe de l’Ouest, les espèces les plus courantes sont la grande ortie et l’ortie brûlante. Nous y voilà : il faut être courageux pour cueillir les orties à mains nues. Nos aïeux disaient que ça remue les sangs. Je peux ajouter que ça les remue sérieusement ! J’avais lu aussi que l’eau leur enlevait leur pouvoir urticant. Foutaises ! J’ai testé. La peau de mes mains s’en souvient encore.
Pourtant, malgré cet abord très “distanciation sociale” (vous comprenez pourquoi je la trouve symbolique ?), la vertu est une plante presque magique. 

Je les ai d’abord utilisées pour le jardinage, ce sont des alliées des tomates, en purin et à la plantation (associées à un oeuf pour le calcium). J’avais déjà entendu leur utilisation dans la soupe, mais j’avour que je n’ai encore jamais osé. 

L’ortie blanche (ou mieux : le lamier blanc) ressemble à l’ortie. Avantage : elle ne pique pas quand on la touche et elle possède aussi certaines vertus médicinales

Photographie par Nathalie

“L’ortie est l’une des plantes médicinales les plus efficace.”

Elle peut être utilisée sous de nombreuses formes : décoction, cataplasme… selon l’effet désiré. Elle possède trois qualités reconnues : elle est un très bon diurétique pour irriguer les organes comme le rein ou la vessie, sous forme de capsules, de feuilles séchées, de jus frais, d’extrait fluide ou de teinture alcoolique. L’ortie en cataplasme associée à l’argile verte agit contre les douleurs de l’arthrite et des rhumatismes. Laissez agir 30 minutes au moins. Les feuilles lyophilisées combattent le rhume des foins. La racine soulage la miction en cas d’inflammation bénigne de la prostate. La racine de l’ortie peut être absorbée séchée ou transformée en extrait normalisé.

Appliquée en lotion, l’ortie lutte contre l’acné. En bain de bouche, la plante se révèle efficace contre les infections : aphtes, gingivite, angine. L’ortie est aussi une alliée de la femme enceinte, la plante favorisant la stimulation du lait maternel. L’ortie est également utilisée dans la composition de produits favorisant la repousse des cheveux, mais aucune étude scientifique ne vient étayer cette vertu hypothétique.

Naturellement riche en vitamines A, B et C, l’ortie est également fortement minéralisée en fer, calcium, magnésium, potassium et phosphore. L’ortie est donc un excellent complément alimentaire en cas de « baisse de régime ».

(source : https://www.futura-sciences.com)

 

“L’ortie, emblème de Divoc”

Pourquoi j’ai choisi l’ortie comme emblème de Divoc et de ce que nous avons vécu depuis la mi-mars 2020 ? Comme le virus qui a créé la Covid-19, l’ortie peut se révéler dangereuse d’un premier abord, car elle est douloureuse. Néanmoins, elle nous enseigne à modifier nos comportements, qui ne sont pas ou plus adaptés à l’évolution du monde. Pour manipuler l’ortie, il vaut mieux s’équiper de protections pour le corps, comme des gants pour les mains. Cependant, l’ortie nous apprend qu’il ne faut peut-être pas s’arrêter aux apparences et qu’à toute situation douloureuse, on peut en retirer du positif. Quand on a passé outre la barrière urticante, on découvre des vertus insoupçonnées qui nous sont bénéfiques.

La Covid-19 représente encore des inconnues pour les spécialistes qui ont décidé de l’étudier. Elle a déjà causé de nombreux dégâts et de nombreuses victimes à travers le monde. Elle nous invite cependant à réfléchir et à constater que ce sont certains comportements humains qui ont permis son développement et sa propagation. Ces comportements humains avaient déjà été condamnés depuis quelque temps, mais sans effet pour les atténuer. L’intelligence, c’est apprendre de ses erreurs. Pour s’adapter. Car l’espèce qui ne peut pas s’adapter disparaît. 

N’oubliez pas vos gants pour manipuler l’ortie fraîche !

Photographie par Nathalie

Astuce du jour : j’ai testé la limonade d’orties, et je vous la recommande. C’est un peu spécial au goût (il évoque légèrement la banane), mais ça donne du punch quand c’est bu à jeun le matin.
Je prends une poignée d’orties pour 1 litre d’eau froide (les feuilles du haut), je nettoie bien les feuilles et j’y verse l’eau froide et je laisse reposer la nuit. Le matin j’enlève les feuilles et c’est prêt à boire. Il y a une autre recette, en ajoutant du sucre de canne et du citron. C’est peut-être plus doux au goût. (Recette avec du citron et du sucre https://unvilainpetitcanard.fr/limonade-dorties/)

Voilà, c’est fini : Divoc s’arrête ici. C’était une très belle aventure, avec encore plein de découvertes (comme d’habitude quand on se lance dans un travail personnel, que ce soit en photo ou dans un autre domaine). Divoc m’a appris beaucoup, il a accompagné mon quotidien (et celui de Jeroen, puisqu’il a joué les assistants logistiques pour la présentation des végétaux). J’espère que ça vous a plu, que vous avez découvert une autre facette de ce que je peux proposer en photographie. Merci pour votre soutien !
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