Journal de bord

Divoc, 11 mai 2020

Nathalie, Photographe

C’est avec émotion que je vous présente, peut-être, le dernier numéro de divoc. En effet, je pensais que les photographes ne pouvaient reprendre leurs activités professionnelles BtoC que le 18 mai 2020. Or, apparemment, nous pouvons recommencer (principalement en extérieur) à travailler ce lundi 11 mai. Pourtant, j’avais encore quelques végétaux favoris à vous présenter. 

Le chiffonnage de ses feuilles fait partie, pour moi, de la séduction du pavot oriental.

Photographie par Nathalie

“Pas de fantasme sur la production d’opium”

Dès qu’on prononce le mot pavot, les esprits s’emballent. On pense immédiatement à l’opium. Les pavots qui se sont installés dans nos jardins européens n’ont rien à voir avec le trafic de drogue et leur culture relève de la légalité. J’adore leur forme et leur couleur, mais j’aime encore plus leur transformation rapide d’un bouton velu et compact qui laisse la place à cette fleur gigantesque, aux grands pétales légers et aériens, tout chiffonés quand ils sortent de leur chrysalide. Cette année, j’ai eu la bonne surprise de l’éclosion de l’un d’entre eux le jour de la fête des mères, alors que je pensais que ça serait pour quelques jours plus tard. Vu la météo, ils étaient le matin remplis de rosée et de gouttes de pluie. Ce qui leur confère un aspect encore plus printanier. 

Le saviez-vous ? Papaver orientale demande une exposition ensoleillée à mi-ombre. Il lui faut un sol riche et relativement drainant. En effet il développe une forte racine pivotante qui lui permet de chercher de la fraicheur en profondeur, mais qui est sensible à la pourriture en terre mal drainée. Le pavot d’orient se plante en fin d’été, voire en début de printemps, mais la reprise est meilleure lorsque le pied est de petite taille, car il déteste être transplanté. En effet ses racines épaisses sont cassantes et doivent s’enfoncer en profondeur.

Le pavot d’orient met quelques années à s’installer au jardin mais vit longtemps. Le feuillage peut disparaître en été, si celui-ci est sec, mais réapparait en automne. On associe donc cette espèce avec d’autres vivaces qui développent leur feuillage en été, tel que les asters par exemple. (source : www.aujardin.info)

 

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